Pour avoir un ‘’mari’’, elle vole 8 000 000 FCFA

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Agée de 40 ans, célibataire et mère d’un enfant, Mme A. désir avoir un mari. Un désir qui sans doute, est ardent, au regard des moyens qu’elle met en œuvre pour aboutir à cette fin.

Jeudi 14 novembre 2019, il est 14 heures passé de 06 minutes, et les juges de la 4e chambre correctionnel du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Ouagadougou font leur entrée dans la salle pour la suite du jugement des dossiers à l’ordre du jour. L’audience est ouverte et le dossier suivant est appelé. De la rangée des prévenus, on aperçoit une dame qui se lève et s’avance à la barre. On peut lire la peur et les regrets sur le visage de Mme A., accusée d’infractions de de faux et d’abus de confiance. Détenue depuis un mois selon son avocat, elle comparaît pour la première fois devant le tribunal.

Des faits

Des faits, il ressort que Mme A., employée en qualité de caissière de février à novembre 2019, à la société BC, à la suite d’un stage, procédait à des retraits sur les comptes des clients de la caisse. Ensuite, elle masquait ces retraits par l’enregistrement de chiffres fictifs dans leur logiciel. Cela pour cacher ses retraits et éviter d’attirer l’attention, d’un côté de la part du client, susceptible de se rendre dans une autre caisse pour vérifier son solde ; et d’un autre de la part de la caissière principale de l’institution, qui procède à un contrôle aux heures de descente. C’est ainsi qu’ayant été subitement mutée dans une autre caisse de la société, elle n’a eu le temps d’effacer les traces de ses opérations habituelles de retraits, c’est-à-dire, insérer à certains comptes où elle a débité des sommes, des chiffres fictifs. Certains clients se sont alors rendu compte, que les dépôts qu’ils ont effectués sur leur compte ne sont pas effectifs. Aux plaintes de ces derniers, la nouvelle caissière a constaté l’anomalie lors de ses vérifications. Elle a alors présenté le problème à ses supérieurs, qui ont confondu Mme A. qui n’a pas eu d’autre choix que d’avouer ses malversations. L’institution financière, à la suite de ces aveux a procédé au licenciement suivi de poursuite judiciaire de Mme A.

L’institution estime que Mme A. sur le plan financier lui a causé un préjudice qui s’élève à 8 870 000 FCFA. Pour répondre aux juge, Mme A. affirme ignorer, même de façon approximative, le nombre total de compte qu’elle a mouvementée. Cependant, elle a avoué que tout a commencé depuis l’époque de son stage au sein de la société.

Des motivations

Mme A. a confié avoir usurper les fonds des comptes pour des sacrifices. En effet, elle explique que son marabout, domicilié dans le quartier Karpala de Ouagadougou, lui a suggérée des sacrifices à faire si elle veut avoir un mari. Elle a reconnu les faits et avoue regretter ses actes ; et s’engage à contribuer à la réparation du préjudice qu’elle a causée aux clients.

Le tribunal a retenu les faits qui sont reprochés à Mme A. et la reconnait coupable. Il la condamne à 06 mois d’emprisonnement, à une amende de 600 000 f et au payement de la somme de 875 000 FCFA à l’institution financière.

L’avocat de la caisse qui s’est exprimé à notre micro a confié que lui et son client sont satisfaits du jugement rendu par le tribunal. Par conséquent, ils ne comptent pas faire appel.

Cynthia valéa
Droit Info

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Cynthia Valéa

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