Parce qu’il n’a pas été payé, il vole son employeur

Revue des Cours et Tribunaux

M. Koutou, âgé de 31 ans a soustrait, le 28 octobre 2019, des ustensiles de cuisines, des brouilleurs, des téléphones portables au préjudice de son employeur pour non-paiement de son salaire. Devant le tribunal, le Jeudi 20 février 2020, il reconnait partiellement les faits.

J’étais employé dans le restaurant de mon employeur mais il est arrivé un moment il avait des difficultés pour me pager. Et cela durait trop longtemps. C’est ainsi que le 24 décembre 2019 il m’a donné du matériel à réparer. Ce que j’ai fait. Et je suis revenu le soir pour rendre le matériel et prendre mon argent mais il m’a dit qu’il n’avait pas d’argent. C’est ainsi que le 25 décembre 2019 à 5 heures du matin je suis venu récupérer le matériel pour ramener chez moi. Les jours suivants mon employeur m’a licencié, a expliqué M. Koutou aux juges.

Il y avait une moto de service qui vous avait été remis également, pourquoi après votre licenciement vous êtes parti avec ? Demande le juge. « Comme je n’ai pas été payé et que j’ai été licencié, c’est ce qui a fait que j’ai gardé la moto », a répondu l’accusé Koutou. La moto a été retrouvé à Bobo-Dioulasso avec un certain Narcisse. Qu’est-ce qu’elle faisait là-bas ? Demande encore le juge. « C’est moi j’ai envoyé la moto là-bas parce que je devais aller travailler là-bas », répondit-il.

Des réquisitions

Au Burkina Faso, le vol est défini par le Code pénal comme étant la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui. Selon le Procureur, dans le cas d’espèce, M. Koutou a pris les biens à l’insu du propriétaire et a envoyé la moto à Bobo-Dioulasso. Par conséquent, les faits de vol sont donc constitués à l’égard du prévenu. Il a requis au tribunal de déclarer le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés et de le condamner à une peine d’emprisonnement de 24 mois et une amende de 1 000 000 FCFA le tout ferme.

Décision du Tribunal

Le tribunal statuant publiquement et contradictoirement en matière pénale et en premier ressort, a déclaré M. Armand coupable des faits qui lui sont reprochés et l’a condamné à une peine d’emprisonnement de 12 mois et une amende de 500 000 FCFA le tout assorti de sursis et le condamne également aux dépends.

Daouda Sory
Droitinfo.bf

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