Journées Cinématographique de la Femme Africaine de l’image 2020 : « la parité ne se réclame pas et ne se force pas. Elle se cultive », Valentine Palm/Sanou, enseignante à l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo

Actualité nationale

Mardi 03 mars 2020, les Journées Cinématographique de la Femme Africaine de l’image (JCFA) sont à leur 2e journée qui, s’est ouverte par une conférence sous le thème : « Cinéma, genre et lutte contre les violences faites aux femmes ».

Présidée par Valentine Palm/Sanou, enseignante à l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo sous le thème « cinéma, genre et lutte contre les violences faites aux femmes », la conférence du jour 2 des JCFA entre en droite ligne avec le thème général de ces journées dédiées à la femme de l’image.

La conférencière a planté le décor de sa présentation en définissant les termes « genre » et « violence », contenus dans le thème. Nous retenons que le mot « genre » vient du latin genus, qui signifie catégorie. Le genre varie selon les cultures avec des conséquences psychologiques différentes. Quant à la violence elle est définie comme l’utilisation de la force ou du pouvoir pour détruire. Les coups et les blessures en sont des conséquences. La violence peut être d’ordre physique ou morale.

Selon la conférencière, le genre définie la place et le rôle de chaque personne dans la société. Pour elle, la question du genre ne date pas de maintenant. Elle explique qu’en matière de cinéma, la femme cinéaste n’est pas différente de l’homme cinéaste. Les femmes sont derrière et devant la caméra. « Derrière la caméra, la présence féminine est assez rare », a-t-elle affirmée. Elle a illustré ce propos à travers des pourcentages assez bas. Selon elle, cette absence est due au manque de confiance, aux harcèlements et aux chantage vécue par la gente féminine dans le domaine. Tous ces faits constituent sont des violences à l’égard des femmes de l’image. « Le cinéma est le reflet de notre société dans laquelle la femme est vue comme une personne faible et est utilisée pour plaire aux yeux. », a poursuivi Mme Sanou. Elle a continué en disant dans le monde du cinéma la femme est beaucoup utilisée pour « garnir le film » à travers le port de tenues légères. « L’accent est plus mis sur son apparence. Ce problème est lié à un inconvénient collectif », a soutenu la conférencière.

La femme devrait être éligible au même titre que l’homme. Il faut réparer cette injustice. Pour madame PALM/SANOU, la parité ne se réclame pas et ne se force pas. Elle se cultive.

Des interventions des participantes et participants à cette conférence, il ressort que ce qui explique les inégalités basées sur le genre au Burkina Faso de façon, c’est l’éducation basique donnée aux enfants. Cela du moment où dès la naissance déjà, on attribue des rôles aux enfants en fonction de leurs âges. Ils estiment qu’il faut rechercher la solution à ce niveau.

En rappel, les JCFA 2020, se sont ouvertes le lundi 02 mars, sous le thème général : « Cinéma, genre et lutte contre les violences faites aux femmes ». Elles se refermeront le samedi 07 mars.

Judith Kabré
Droitinfo.bf

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *