Environnement : réflexion du Parlement burkinabè sur des politiques pour une gestion durable du péril plastique

Débats parlementaires

Le Jeudi 13 février 2020, la Commission du Développement Rurale et de l’Economie et des Changements Climatiques (CDRECC) de l’Assemblée nationale, avec l’accompagnement du Centre parlementaire canadien, a organisée une conférence publique sur le thème : « Évaluation de la mise en œuvre de la loi N°017/2014 portant sur les emballages et sachets plastique au Burkina Faso : état des lieux, perspectives ».

L’organisation de cette première conférence de l’année 2020 par le Parlement burkinabè, présidée par le Président de la CDRECC Bonzi Tini, a permis de mettre à nu l’état des lieux de la loi N°017/2014 portant emballages et sachets plastique au Burkina Faso et à rechercher d’éventuelles perspectives pour une meilleure mise en œuvre effective de la loi.

Au cours de cette conférence animée par Roger Barro, Inspecteur en Environnement, il est ressorti que les plastiques sont des matériaux produits industriellement depuis 1970. Depuis, des conventions internationales ont été adoptées pour limiter la prolifération de ces plastiques. C’est dans cette dynamique que le Burkina Faso s’est inscrit à travers l’adoption de la loi N°017/2014 pour interdire l’utilisation et l’importation des sachets plastiques non biodégradables.

Malgré avancées majeures sur le plan institutionnel, avec entre autres la construction et équipements de quatre (04) centres de traitement et de valorisation des sachets plastiques ; l’achat de 6 000 tonnes de sachets plastiques, la sensibilisation ; l’information des conseillers municipaux et régionaux ; l’organisation de concours inter scolaire dénommé : « école sans déchets » et la diffusion de spot publicitaires, la problématique de la prolifération des déchets demeure toujours au Burkina depuis cinq (05) ans. Un constat malheureux soulevé par le conférencier.

Un contrôle de la mise en œuvre de la loi dans les 45 chefs-lieux de provinces a révélé que sur 307 unités, 54.95℅ sont non conforme en 2016, sur 313 unités, 68.45℅ sont non conforme en 2017. « Les sanctions prévues par cette loi n’ont malheureusement jamais fait l’objet d’exécution effective », a déploré l’Inspecteur en Environnement.

Au regard donc de cette situation, il a été proposé des axes stratégiques pour l’effectivité du rôle des acteurs :

  • Le gouvernement doit jouer son rôle régalien pour l’assainissement ;
  • L’Assemblée Nationale doit légiférer sur les alternatives au plastique ;
  • Le secteur privé doit être intégré dans la lutte contre le plastique au Burkina Faso ;
  • La société civile doit être intégrée dans les actions préventives et curatives de lutte contre la prolifération du plastique au plan national.

Pour clore sa présentation, Roger Barro a indiqué que les emballages et les sachets plastiques présentent des conséquences importantes et donc la loi N°017/2014 devrait être révisée pour une meilleure mise en œuvre.

Judith kabré
Daouda Sory
www.droitinfo.bf

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