Auteur : La rédaction

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Ce jour 05 février 2020 aux environs de 14 heures, Nous étions informés de ce qu’un incendie venait de se produire dans un garage situé au secteur 51, arrondissement n°11 de la ville de Ouagadougou.


Nous avons effectué un transport sur les lieux avec les éléments du commissariat de police et de la brigade ville de gendarmerie de l’arrondissement de Bogodogo ainsi que la police technique et scientifique, pour les constatations d’usage.
Les premières constatations font ressortir le bilan suivant :

  • Un mort ;
  • Un blessé grave transporté d’urgence au Centre hospitalier universitaire de Tingandogo ;
  • Et des dégâts matériels très importants.
    Nous tenons à saluer la promptitude des sapeurs pompiers à circonscrire le feu.
    Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances de l’incendie.
    Nous présentons nos plus sincères condoléances à la famille de la victime décédée et un prompt rétablissement au blessé.

Procureur du Faso
Harouna YODA

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Le 15 novembre 2008, s’est produit au PK 14 de Boromo, un accident de la circulation routière entre un autocar reliant la ville de Koudougou à celle de San-Pedro (RCI) et un véhicule semi-remorque.

Il est résulté du drame 72 morts et une cinquantaine de blessés. Depuis lors, l’Africaine des Assurances ex -Solidarité Africaine des Assurances (SAFA), une société d’assurances domiciliée en république de Côte-d’Ivoire, recherche certaines victimes blessées et les proches de victimes décédées afin de leur communiquer une offre de transaction.

A cet effet, le Procureur du Faso près le TGI de Boromo invite les victimes blessées ou ayants-droit des victimes décédées ci-après dénommées à prendre urgemment attache avec la brigade territoriale de Gendarmerie de Boromo.

Le Procureur du Faso
ZOUGROUANA Roger-André

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Il se faisait appeler « Poulo le Lion ». A la tête d’un gang composé de huit (08) individus spécialisés dans les vols et recels d’engins à deux roues et divers autres objets, il écumait les quartiers Tanghin, Bendogo, Patte d’oie, Toeyibin, cité ASECNA et autres lieux de la ville de Ouagadougou.

Sillonnant les quartiers de la ville à la recherche d’opportunités criminelles, ce gang n’hésitait pas à dérober à l’aide de fausses clés, les motos, surtout celles dites « originales », à leur portée. De même, escalader les murs la nuit tombée pour emporter tout objet de valeur trouvé, était leur sport favori. Le butin recueilli était revendu à bas prix sur place ou convoyé dans les localités voisines pour y être écoulé.

La détermination des éléments du Commissaire de Police LANKOANDE Emmanuel, Commissaire de Police de l’arrondissement de Bogodogo, combinée à la franche collaboration des populations, a permis l’interpellation de toute la bande à « Poulo le Lion ». Entre les mains du gang, vingt-deux (22) vélomoteurs de diverses marques, quinze (15) bouteilles de gaz, vingt-six (26) téléphones portables, entre autres, ont été retrouvés et saisis.

C’est désormais un ‘’lion’’ édenté et ses disciples qui méditent sur leur sort, entre les mains de la justice, depuis la matinée du 18 décembre 2019.

A l’orée de ces fêtes de fin d’année, les populations sont invitées à rester vigilantes et à dénoncer toute activité suspecte aux Forces de Défense et de Sécurité via notamment les numéros verts que sont : le 17 (Police Nationale), le 16 (Gendarmerie Nationale) et le 1010 (Centre National de veille et d’Alerte), pour une coproduction satisfaisante de la sécurité dans nos villes et campagnes. « Ensemble, nous sommes toujours plus forts que l’insécurité », dit bien à propos le slogan de la Police de proximité.

Police nationale du Burkina Faso

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Fada N’Gourma, dimanche 15 décembre 2019, (AIB)- Sept civils dont cinq kolgweogos (auto-défense) ont été abattus, à bout portant, par une vingtaine d’hommes armés qui ont fait irruption, hier samedi, dans le village de Kantari, à neuf kilomètres de Kantchari, dans la Tapoa, a appris l’AIB de sources concordantes.

Les mêmes sources ont confié à l’AIB que la sixième victime est un gendarme à la retraite et la septième, un ancien conseiller municipal et père d’un kolgweogo.

Les assaillants auraient incendié le véhicule du gendarme à la retraite.

Selon les interlocuteurs de l’AIB, ils ont débarqué aux environs de 19 heures, les uns sur des motos, les autres à bord de tricycle.

Un conseiller municipal aurait été blessé lors des attaques et admis au centre médical de Kantchari.

Les agresseurs auraient ciblé, prioritairement, des domiciles des membres des groupes d’auto-défense kolgweogos.

Après avoir commis leurs forfaits, les malfaiteurs auraient emporté du bétail.


Agence d’information du Burkina (AIB)

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Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité urbaine sous toutes ses formes dans la ville de Ouagadougou, le Commissariat Central de Police de la ville de Ouagadougou (CCPO), à travers ses services techniques, a mis hors d’état de nuire trois (03) réseaux de malfaiteurs spécialisés entre autre dans les vols et recels d’engins à deux roues, de l’escroquerie en bande organisée et des faits de tromperie de consommateurs.

Ils sont plus d’une dizaine ces présumés malfrats qui écumaient la ville de Ouagadougou. Le butin saisi entre leurs mains se composent entre autres de : quarante (40) vélomoteurs de diverses marques ; deux (02) tricycles de marque APSONIC; une somme de trois cent dix-sept mille (317.000) FCFA; cinq (05) cartes SIM d’Orange Burkina; dix (10) téléphones portables.

Concernant leur mode opératoire, certains membres du groupe spécialisé dans les vols et recels sillonnaient la ville à la recherche de leurs cibles et n’hésitaient pas à dérober tout engin à leur portée et ce, à l’aide de fausses clés. Les autres membres sont chargés soit de la vente des engins volés, soit de les démonter et acheminer les pièces détachées dans une de leurs boutiques de vente de pièces d’engins.

S’agissant du réseau spécialisé en tromperie de consommateurs, il se fait livrer un important lot de bidons d’huile par le circuit de la fraude depuis Cinkansé/frontière Togo. Une fois reçus, le présumé auteur principal procède à leur décapsulage et les quantités d’huile sont diminuées pour être reconditionner dans d’autres bidons. Ces bidons sont revêtus de leurs bouchons à l’aide d’un système de chauffage faisant croire aux consommateurs de la conformité du bidon avec son contenu.

Ces « nouveaux bidons au contenu minoré », dont la qualité est douteuse, sont remis sur le marché de la consommation.

Quant aux présumés escrocs en bande organisée, ils identifient leur victime, l’étudient minutieusement et, passant pour l’un de ses proches collaborateurs, lui proposent une affaire alléchante. A travers plusieurs conversations téléphoniques et des stratagèmes, ils arrivent à spolier la victime et une fois que le tour est joué, ils rompent tout contact avec elle. Le plus souvent, la somme d’argent soutirée est rapidement transférée à l’étranger dans le but d’échapper à tout blocage de l’opération entreprise par les opérateurs de réseaux.

Ces résultats sont également le fruit de la collaboration avec les populations qui sont par ailleurs invitées à rester toujours vigilantes et à dénoncer tout cas suspect aux Forces de Défense et de Sécurité via les numéros verts que sont : le 17 (Police Nationale), le 16 (Gendarmerie Nationale) et le 1010 (centre National de Veille et d’Alerte).

Source : Page Facebook de la Police Nationale du Burkina Faso

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Le mardi 10 décembre 2019, devant les juges du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Ouagadougou, Soré S a répondu à l’accusation de voie de fait* et de menace contre Odette K, dans la nuit du 20 septembre 2017.

On est mardi 10 décembre, et les juges du TGI de Ouagadougou viennent d’appeler le premier dossier de l’après-midi : Soré S pour des faits de voie de fait et de menaces. Jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, il est en détention depuis déjà 03 mois à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Du récit des évènements

Face aux juges, le prévenu Soré S s’explique : « Ce jour là, j’étais chez moi ; autours de 23h, j’ai eu envie d’une femme, je suis alors sorti espérant en trouver ». Il poursuit son récit en avouant qu’après être sorti de chez lui, il s’est arrêté pour payer de l’attiéké, lorsqu’il aperçu une femme (Odette K) qui sortait d’une auberge a motocyclette. C’est ainsi, que Sore S s’est mis à la tête de suivre dame Odette, qui après plusieurs de ses interpellations ne s’est pas arrêté. « Je l’ai suivi avec insistance espérant qu’elle accepte mes avances », déclare Souleymane Soré. Ce dernier a déclaré qu’il ne voulait rien d’autre à dame Odette que son numéro. « La peur, qu’elle a eu, justifie qu’elle ait mal interprété les intentions de mon client », foi de son avocat. En effet, Soré S a poursuivit Odette K du quartier Zone 1 de Ouagadougou, à sa descente du travail, jusqu’à son domicile situé dans le quartier Saaba.

Devant sa cours, Odette K a menacé Soré S de crier au voleur. L’accusé l’a alors percuté avec sa moto, selon ses déclarations à la police, et s’est enfui lorsqu’elle a alertée ses fils avec son cri. Dans sa fuite, la victime a déclaré à la police, que Soré S l’a menacé en ces termes : « comme je connais le domicile, on verra la suite demain ». « Je l’ai alors cherché avec mon fils jusqu’à le rattraper au niveau de la station Oryx de Saaba », explique Odette K. Avec l’aide des riverains, nous l’avons conduit au commissariat, ajoute t-elle. De là, l’affaire a été porté en justice.

Des réquisitions du Procureur et de la décision du tribunal

Confirmant les propos du Procureur, Soré S avoue qu’il a pris Odette K pour une visiteuse de la chambre de passe. Une chose qui selon les juges ne se justifie pas. « Même le chien en chaleur sait s’arrêter à un moment et à rebrousser chemin », estiment t-ils. Or, c’est seulement lorsque la victime a criée, que Soré S a pris la résolution de fuir.

Pour le Procureur, ce que Soré S a posé comme acte est constitutif à de l’harcèlement. Cependant, pour absence d’éléments probants, il a requis au tribunal, la relaxe pour Soré S au bénéfice du doute.

Devant trancher sur l’affaire, les jugent du TGI ont décidé de relaxer au bénéfice du doute l’accusé Soré S. En effet, Odette K n’ayant pas répondu aux différentes convocations à comparaître, les juges ne disposaient pas d’éléments suffisants pour condamner l’accusé sur la base de la voie de fait et de menace.

*La voie de fait : il s’agit d’une violence envers une personne. Dans le cas d’espace, le fait que Soré S ait bousculé Odette constitue une violence, d’où l’accusation de voie de fait.

Cynthia Valéa
Droitinfo.bf

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La Direction Générale de l’Enseigement Supérieur (DGESup) met à la disposition de son publique cible, la liste des Institutions Privées d’Enseignement Supérieur (IPES) ci-dessous :

  1. Institut Privé des Finances et du
    Management (IFM)
    Ouagadougou, secteur 7 71315408
    70236613
  2. Institut Supérieur Africain des
    Techniques de Gestion (ISATEG)
    Ouagadougou, secteur 27 25365037
    70142149
  3. Institut Supérieur de
    Management, d’Innovation et de
    communication (ISMIC)
    Ouagadougou, secteur 51 75824004
  4. Institut Supérieur des Sciences
    Appliquées et Technologiques
    (IN2SAT)
    Bobo Dioulasso, secteur 1 70253037
  5. Institut Supérieur de
    Développement d’Entreprise des
    Hauts Bassins (ISDE/HB)
    Bobo Dioulasso, secteur 23 75081662
    DCPM/MESRSI

La Direction Générale de l’Enseigement Supérieur

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Dans le cadre des Journées de réflexions de la Société Burkinabè de Droit Constitutionnel (SBDC), s’est tenue à Ouagadougou, le samedi 30 novembre 2019, une session de réflexions sur les thèmes « Diplomatie et Justice en tant que fonctions régaliennes de l’Etat ». Des travaux menés par l’équipe de l’université Aube nouvelle et l’Institut africain de management (IAM), ont fait l’objet des échanges. Notre rédaction vous en fait l’économie.

Photo d’illustration

« La diplomatie est un sujet très intéressant. Lorsque nous l’abordons pour le Burkina Faso, nous pouvons constater de nombreux acquis. », confie Sawadogo Wendpanga Jacques Arnaud, étudiant en 3e année à l’IAM Ouaga. Il poursuit en rappelant que le Burkina Faso est un État économiquement faible. Cependant, à travers ses relations diplomatiques, il bénéficie d’un grand soutien de ses partenaires, ajoute-t-il. Pour lui, l’actualité brûlante est le cas du financement du G5 sahel.

Bonkoungou Pascal, étudiant également à l’IAM Ouaga, à la question de savoir si le Burkina Faso est effectivement souverain dans ses relations diplomatiques, il confie que : « En Droit international public, il y a ce qui se vit dans la réalité et il y a ce qui est mentionné dans les textes. ». En matière de diplomatie, il est vrai que le principe est l’affirmation de la souveraineté de chaque État. En cela, chaque pays est souverain et libre dans le choix de ses relations internationales, de mener ces relations comme il l’entend et de les rompre ; déclare l’étudiant. Cependant, il explique qu’il existe des principes non formalisés, qu’il qualifie de « pas catholique ». Ces principes là, peuvent selon lui, constituer une remise en cause de la souveraineté de l’Etat. En effet, pour des pays économiquement faibles comme le Burkina, l’effectivité de la souveraineté est à revoir.

L’exposant a par ailleurs salué l’initiative de la SBDC. Pour Bonkoungou Pascal les journées de réflexion menées par la SBDC existent rarement au Burkina. « Ces journées regorgent de beaucoup d’avantages. Par exemple, ce sont des cadres qui nous permettent de nous initier à la recherche. Et ainsi à approfondir nos connaissances acquises en cours de Droit. », termine le participant.

Du thème de la Justice

La Justice désigne à la fois ce qui est juste (rendre la justice c’est dire ce qui est juste) et l’autorité judiciaire, c’est-a-dire, l’ensemble des juridiction d’un pays donné ; nous explique les exposant de l’ISIG, qui ont développé le thème de la « justice », en tant que fonction régalienne de l’Etat. Selon eux, sur le plan social la définition la justice dépend des sociétés.

De la présentation des participants de l’université Aube nouvelle, la justice se révèle être un système méprisé. Cela s’explique par : la méconnaissance du mécanisme juridique par les justiciables ; la cherté de la justice, qui pourtant est sensé être un service gratuit ; le fait que de nombreuses personnes ne veulent pas exposer leur problème en justice, et préfèrent les résoudre à l’amiable ; l’impunité qui est le défaut de punition pour des personnes ayant commises des infractions ; et la vindicte populaire, qualifié comme étant le fait pour les populations de se rendre justice elles-mêmes.

Pour Sankara Zakaria, étudiant en 3e année de Droit à l’université Aube nouvelle de Ouaga, « La Justice comme fonction régalienne de l’Etat est un sujet d’actualité et un sujet à la fois passionnant ». En effet, il estime que des récents évènements au Burkina Faso et à travers ceux de 2014 et 2015, ainsi que le procès du putsch qui vient de se terminer, sont un signe que le peuple burkinabè a soif de justice. « On constate que les citoyens réclament les droits les plus basiques, tout simplement parce que l’Etat n’arrive pas à assumer ces fonctions d’une part, et d’autre part, parce que l’Etat viole lui-même ses fonctions », ajoute-t-il.

« Le sujet que nous avons eu a étudier ce soir est très pertinent, qui touche toutes les couches sociaux. », selon Gnada Paco Lathicia , une participante. Relativement aux violences faites aux femmes en particulier, nous constatons que les femmes victimes de violences n’ont pas le courage très souvent de saisir les juridictions compétentes pour exposer leurs problèmes afin de parvenir à la mise aux arrêts des responsables de ces actes de violences ; foi de l’étudiante. Gnada Lathicia explique que cela se justifie souvent par l’indépendance non effective de notre justice. En effet, « il faut reconnaître que dans notre société actuelle, la vie de la femme est beaucoup marginalisée. Ainsi, il faut de la part des femmes victimes de violences de l’audace pour exposer ce type de problème en justice, en raison des facteurs socio-culturels ». Il faut alors que l’indépendance de notre justice soit de mise, ainsi nous verrons moins de violences faites aux femmes sur tous les plans, conclu t-elle.

Les étudiants ont invité les différents acteurs de la justice à travailler dans le sens d’une adaptation du système juridique burkinabè aux réalités des justiciables. Ce serait pour la justice burkinabè ses premiers pas vers une indépendance réelle.

De l’initiation des Journées de réflexions de la SBDC

Les Journées de réflexions de la SBDC ont été instituées par la SBDC pour participer à la formation, à la préparation et aux renforcement des capacités des étudiants, selon le Pr Abdoulaye Soma. Il explique que : « Chaque année, le conseil exécutif de la SBDC choisi un thème général. Ce thème général est décliné en d’autant de sous-thèmes qu’il y’a d’universités dans lesquelles la SBDC est représenté. ». Chaque sous-thèmes, est ensuite conféré à chaque université qui choisi ses représentant pour préparer un exposé. Cet exposé, présenté en public, est ensuite construit, critiqué, amélioré et finalisé pour être publié dans la revue des réflexions constitutionnelles de la SBDC qui paraît chaque mois. Faisant ainsi des étudiants, des auteurs d’articles scientifique, ajoute le Président de la SBDC. Il a déclaré que ces exercices, présentent un grand avantage en matière universitaire, ajoute le Président de la SBDC.

Le Pr Abdoulaye Soma
Crédit Photo : appartient à qui de droit

S’exprimant sur les présentations de l’université Aube nouvelle et de l’Institut africain de management (IAM), le professeur s’est dit satisfait. « Ce sont deux universités qui ont donné plein satisfaction dans le fond de leur travail. Cela nous encourage à poursuivre, notamment pour dégager le thème général de 2020 », confie t-il.

Du choix du thème de l’année 2019

Le thème général des Journées de réflexions de la SBDC porte sur « les fonctions régaliennes de l’Etat ». Le choix de ce thème se justifie par le constat que le pouvoir de l’Etat est en train d’être d’une certaine façon remise en cause, confie Sanon Alain Clovis, coordonnateur scientifique de la SBDC. Il indique que, les fonctions régaliennes de l’Etat sont les fonctions exercées par l’Etat lui-même en tant que souverain. Dans ce sens, « c’est à l’Etat que revient cette fonction régalienne de rendre la Justice ». Or, en ce qui concerne les groupes d’autodéfense par exemple, il s’agit d’association de fait, mais qui s’arrogent certains droits, tel que rendre la justice. C’est dans ce sens que l’on se pose des questions sur les fonctions régaliennes de l’Etat.


Cynthia Valéa et Nématou Tapsoba

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12 mois de prison ferme et une amende ferme de 500000 FCFA ! c’est en substance la sanction infligée à M. Zabré, pour tentative de vol, par le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou statuant, en matière correctionnel, contradictoirement et publiquement, ce mardi 03 décembre 2019.


Le mardi 3 décembre 2019 était devant le Tribunal correctionnel de Ouagadougou M. Zabré pour tentative de vol de fil électrique de la société de téléphonie ONATEL SA. Des faits, il ressort que dans la nuit du 11 juin 2019 à 2 heure, M. Zabré a tenté de sectionner des fil électriques appartement à ONATEL SA. Le vol n’a pas concrètement eu lieu parce qu’il a été interrompu involontairement par un boutiquier. Cependant, les fils ont été sectionnés partialement et a provoqué des dégâts importants pour ONATEL.


Des faits que M. Zabré a d’abord contesté avant de les reconnaitre. Selon lui, il ne faisait que se promener et n’avait pas pour ambition de vendre le fil électrique. Toutefois il reconnait être un vendeur de fil de fer.


Pour ONATEL, cette situation est préjudiciable pour lui dans la mesure que cela a un impact sur la qualité de leur service. Toute chose qui entraine des plaintes des clients.


Au regard des fausses déclarations de M. Zabré, le procureur requiert une peine de 6 mois ferme et 100.000 F.CFA d’amende.
Le tribunal condamne M. Zabré à 12 mois de prison ferme et une amende ferme de 500.000 F.CFA.


Rachibatou Yoda
Droitinfo.bf

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Le procureur du Faso et ses substituts représentent donc le ministère public près le Tribunal de Grande Instance. Ils reçoivent les plaintes, les dénonciations (le témoin dénonce, la victime porte plainte) et les procès-verbaux d’enquêtes et apprécie la suite à leur donner.


Le procureur du Faso représente en personne ou par ses substituts le ministère public devant les juridictions de première instance notamment devant le Tribunal de grande instance (TGI).


Il reçoit les plaintes et les dénonciations et décide de la suite à leur donner. En cas de classement sans suite, il doit informer le plaignant. Il a donc l’opportunité des poursuites. Toutefois, pour les faits révélés dans les rapports des structures publiques ayant pour mandat la lutte contre la corruption, pour la transparence et la bonne gouvernance, il a l’obligation de mettre en mouvement l’action publique c’est-à-dire de poursuivre les auteurs de ces infractions.


Le procureur du Faso procède ou fait procéder à tous les actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions. A cette fin, il dirige l’activité des officiers et agents de la police judiciaire dans son ressort de compétence.


En cas d’infraction flagrante, il exerce les pouvoirs qui lui sont attribués par l’article 251-29 de la présente loi.


Le procureur du Faso a, dans l’exercice de ses fonctions, le droit de requérir directement la force publique. Autrement, il peut faire appel à la police ou la gendarmerie dans l’exercice de sa mission.


Le procureur du Faso est tenu de prendre des réquisitions écrites conformes aux instructions qui lui sont données par le procureur général.


Au cours d’un procès, il développe librement les observations orales qu’il croit convenables au bien de la justice.
Le procureur du Faso peut faire recours à toute personne qui peut l’aider pour la manifestation de la vérité notamment les médecins, les psychologues, les professionnels des services sociaux et les experts en moyens de communication et en informatique. Ces expertises sont rémunérées sur les frais de justice criminelle. Le refus de répondre favorablement à la demande d’expertise du procureur ou d’établir un rapport d’expertise sur une telle est passible des peines prévues pour délit d’entrave au bon fonctionnement de la justice.


Lorsqu’au cours de l’enquête la restitution des biens meubles saisis et dont la conservation n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité s’avère impossible, soit parce que le propriétaire ne peut être identifié, soit parce que le propriétaire ne réclame pas l’objet dans un délai d’un mois à compter d’une mise en demeure adressée à son domicile, le procureur du Faso peut, sous réserve des droits des tiers, autoriser la destruction de ces biens ou leur remise à la structure nationale en charge de la gestion et du recouvrement des avoirs saisis ou confisqués aux fins d’aliénation. Il peut également autoriser la remise à la structure nationale en charge de la gestion et du recouvrement des avoirs saisis ou confisqués, en vue de leur aliénation. En cas de la vente du bien, le produit de celle-ci est consigné.


En cas de classement sans suite de l’affaire, de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement de la personne, ou lorsqu’une peine de confiscation du bien n’est pas prononcée, ce produit est restitué au propriétaire des objets s’il en fait la demande.


En cas d’infraction, sont compétents le procureur du Faso du lieu de l’infraction, celui de la résidence de l’une des personnes soupçonnées d’avoir participé à l’infraction, celui du lieu d’arrestation de ces personnes, même lorsque cette arrestation a été opérée pour une autre cause.

Le procureur du Faso ne poursuit pas systématiquement une politique de répression. Ce qu’il requiert, c’est l’application de la loi. Il peut donc arriver qu’il requiert l’acquittement ou la relaxe de la personne poursuivie ou qu’il exerce une voie de recours dans l’intérêt du condamné.

Somme toute, en matière répressive, il a tout d’abord pour mission essentielle d’exercer l’action publique et de diriger la procédure d’information.
Ensuite, il est chargé de veiller à l’exécution des jugements et arrêts, de rechercher les infractions de veiller à la régularité du service des cours et tribunaux.


Enfin, il est chargé de surveiller tous les officiers de police judiciaire et officiers publics et ministériels de son ressort.
En tant que représentant de la société, le ministère public n’est pas propriétaire de l’action publique. Par conséquent, il ne peut pas transiger, sauf les cas prévus par la loi. Il ne peut également ni désister, ni acquiescer.

L’actuel est procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou est Harouna Yoda. Installé dans ses fonctions depuis le jeudi 3 octobre 2019, il a succédé Maïza Sérémé.

Actuel procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, Harouna Yoda.

Cette œuvre est une contribution du Cadre d’Échanges et de Formations des Étudiants Juristes (CEFEJ) à Droitinfo.bf. Le CEFEJ une organisation à but non lucratif, visant la promotion et la vulgarisation du Droit.