Jour : 11 février 2020

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Le lundi 10 février 2020, M. Lass comparaissait devant les juges du TGI de Ouagadougou, pour répondre des faits d’injures et de diffamation, contre M. Kiba, Journaliste à la radio « Les Milles Collines ».

Des faits il ressort que, le 18 juin 2019, à la suite des mouvements d’humeur des agents du MINEFID, M. Lass a proféré des injures et tenu des propos diffamatoires à l’encontre de M. Kiba, journaliste à la radio les Milles Collines. En effet, ce dernier avait été invité par une radio pour donner son point de vue sur la situation qui prévalait au sein de l’institution. Mais M. Lass, ne partageait pas les points de vues développés par le journaliste au cours de l’émission. C’est ainsi que pour exprimer sa colère, il publie sur son compte Facebook un texte contenant les propos suivant : « Toi Kiba, ce que tu as reçu, ça va se savoir et tout le monde verra ». Ayant pris connaissance de ce post, le journaliste exige de M. Lass qu’il la retire. « Je ne retire rien, pourriture de merde de la Radio les Milles collines », a répondu Lass.

Face aux juges, Lass reconnait les faits qui lui sont reprochés et s’en excuse. « Je ne savais pas que mes propos allaient le blesser, donc je lui présente mes excuses », a-t-il déclaré à la barre.

La victime explique que les propos diffamatoires et injurieux proférés à son endroit lui ont porté. « J’avais une opportunité d’aller hors du pays (Burkina Faso) mais hélas, je l’ai perdu. Aussi, ces propos ont porté atteinte à ma carrière de journaliste », a-t-il regretté. Compte tenu de ces éléments, M. Kiba réclame la somme de 1 500 000 FCFA à titre de dommages et intérêts.

Le procureur dans ces observations a rappelé que M. Lass avait adressé une correspondance à M. Kiba dans laquelle il prétendait lui présenter ses excuses. Mais pour lui, cela ne ressemblait en aucun cas à des excuses au vue des propos tenus dans la lettre. En plus, le Procureur a estimé que M. Lass s’est senti obliger de présenter des excuses à M. Kiba parce qu’il y avait une action ouverte contre lui en justice. Dans ce sens, il a demandé au tribunal de le déclarer coupable des faits qui lui sont reprochés par la victime, et de le condamner à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec une amende de 250 000 FCFA, le tout assorti de sursis.

La délibération est prévue pour le 24 février 2020.

NB : Les noms des personnages sont imaginaires

Daouda Sory
Droitinfo.bf